La construction du bassin

Choisir le type de piscine avant de construire
Avant de se lancer dans la construction d’un bassin, il est important de définir le type de piscine adapté à votre terrain, à votre budget et à votre usage. Les piscines traditionnelles en béton, enterrées ou semi-enterrées, offrent une grande liberté de forme, une excellente durabilité et une vraie intégration paysagère, mais elles nécessitent des travaux de gros œuvre, des délais plus longs et un investissement financier plus important. À l’inverse, les piscines hors-sol ou en kit permettent de profiter rapidement d’un espace de baignade, avec une mise en œuvre plus simple et des coûts d’installation et d’entretien généralement plus faibles.
Les avantages de la piscine hors-sol ou en kit
La piscine hors-sol ou en kit séduit par sa rapidité d’installation : en quelques jours, le bassin peut être monté, raccordé et mis en eau, sans passer par des fondations complexes. Elle évite dans la plupart des cas les travaux lourds de terrassement et de maçonnerie, ce qui limite les nuisances sur le terrain et réduit les coûts. L’entretien et les réparations sont également plus simples, car de nombreux éléments sont accessibles et interchangeables, et il est possible de remplacer certains composants sans reprendre toute la structure.
Les piscines en kit modernes offrent un confort de baignade tout à fait satisfaisant pour une utilisation familiale. Associées à des dispositifs comme la nage à contre-courant, elles permettent même de pratiquer une activité sportive dans un volume d’eau relativement réduit. Bien dimensionnée et correctement installée, une piscine hors-sol peut constituer une solution durable, à condition de respecter les recommandations du fabricant et un entretien régulier.
Étapes essentielles de la construction du bassin
Quelle que soit la solution retenue, la construction d’une piscine suit quelques grandes étapes. Il faut d’abord préparer le terrain en s’assurant de la stabilité du sol, de l’évacuation des eaux de pluie et de l’accessibilité du chantier. Pour une piscine enterrée, cela passe par le traçage, le terrassement, la mise en place de la structure (béton coulé, blocs à bancher, coque, panneaux) puis la réalisation du radier et des parois. Pour une piscine hors-sol, la priorité est de créer une assise parfaitement plane et stable, souvent à l’aide d’une dalle, de plots ou d’un lit de sable compacté.
Vient ensuite l’installation du bassin lui-même, le montage des panneaux ou de la structure, la pose du liner ou du revêtement étanche, puis la mise en place des canalisations et des pièces à sceller (skimmers, buses de refoulement, bonde de fond, prise balai, projecteurs le cas échéant). Avant le remplissage, il est indispensable de vérifier l’étanchéité des raccords, le bon alignement des équipements et le respect des niveaux. La mise en eau se fait généralement progressivement, en ajustant le liner ou les finitions au fur et à mesure de la montée du niveau.
Les équipements techniques indispensables
Le cœur du système repose sur le groupe de filtration, composé d’une pompe et d’un filtre dimensionnés en fonction du volume d’eau du bassin. La pompe assure la circulation de l’eau entre la piscine et le local technique, tandis que le filtre (à sable, à cartouche ou à diatomées, selon le choix) retient les impuretés en suspension. Une armoire électrique, protégée et conforme aux normes en vigueur, permet de piloter la pompe, l’éclairage du bassin et éventuellement d’autres équipements (nage à contre-courant, pompe à chaleur, couverture automatique).
Le local technique doit être facilement accessible, ventilé et protégé des intempéries. Il accueille la filtration, les vannes, les dispositifs de traitement de l’eau (régulateur de pH, électrolyseur au sel, doseur automatique, etc.) et parfois le système de chauffage. Le traitement de l’eau, qu’il soit manuel ou automatisé, garantit la qualité sanitaire du bassin : il doit maintenir un désinfectant efficace (chlore, brome, oxygène actif…), un pH équilibré et une eau claire, sans surdosage pour préserver le confort des baigneurs.
Déclarations, réglementation et sécurité
Avant de construire une piscine, il est nécessaire de se renseigner auprès de la mairie sur les règles d’urbanisme applicables. Selon la taille du bassin, sa profondeur et son implantation, une simple déclaration préalable de travaux peut suffire, mais un permis de construire peut être exigé dans certains cas. Ces démarches doivent être effectuées en amont afin d’éviter tout litige ultérieur.
En France, toute piscine privée enterrée non close et destinée à la baignade doit être équipée d’au moins un dispositif de sécurité normalisé : barrière de protection, alarme, couverture de sécurité ou abri. L’objectif est de limiter les risques de noyade, en particulier pour les jeunes enfants. Au-delà de l’obligation légale, il est conseillé de combiner plusieurs mesures : vigilance permanente, règles claires pour les utilisateurs, rangement systématique des accessoires et entretien rigoureux des installations.
Penser à la durabilité et à l’entretien
Une piscine bien conçue ne se limite pas à quelques mois de plaisir : elle doit être pensée pour durer. Le choix de matériaux adaptés au climat local, la qualité de la filtration, la facilité d’accès aux équipements et la possibilité d’effectuer les opérations de maintenance sont autant de critères à intégrer dès la phase de projet. Un entretien régulier (nettoyage du bassin, lavage du filtre, contrôle de la chimie de l’eau, vérification des joints et des pièces à sceller) prolonge la vie de la piscine et limite les interventions lourdes.
En prenant le temps de définir le type de bassin, de respecter les étapes de construction, d’installer un équipement technique fiable et de se conformer aux règles administratives et de sécurité, il est possible de profiter d’une piscine plaisante à utiliser, pérenne et adaptée à toute la famille.
